mardi 14 août 2007

PROPHÉTIE DE SAINT-CÉSAIRE d'ARLES

Saint Césaire d'Arles(0542)Saint Césaire est évêque d'Arles et père de l'Eglise (470-542) Il est originaire de la Bourgogne. Moine de Lérins, il tomba malade en raison de ses austérités. Son abbé l'envoya se faire soigner à Arles et c'est là qu'il se lia d'amitié avec l’évêque Éone, auquel il succéda en 503, sur le siège épiscopal d’Arles. Missionnaire des campagnes, il se montra soucieux d’instruire et de former son peuple à une vie chrétienne authentique : "Rien ne sert de se dire chrétien si l’on ne fait pas les œuvres qui font le chrétien." Il connut trois invasions de barbares : les Wisigoths qui furent chassés en 507 par les Ostrogoths, à leur tour chassés en 536 par les Francs, qui, eux, ne partirent jamais. Face à eux, encore païens, il se fit l'avocat de la population gallo-romaine. Il présida d'importants conciles provinciaux et fonda le premier monastère de femmes en pays gaulois, rédigeant des Règles qui sont une synthèse des traditions égyptiennes et augustiniennes. Il fut un très grand évêque, un de ceux qui, au début d'une époque de barbarie, donnèrent à l'Eglise des Gaules une doctrine, une prédication, une discipline et une culture. Nous avons encore de lui deux cent cinquante sermons.Une des plus anciennes prophéties qui se rapportent aux temps d’apocalypse est celle de Saint Césaire d'Arles. Cette prophétie dite de Saint Césaire fut découverte parmi les papiers de Mgr Du Lau, dernier archevêque d'Arles, mort pendant la révolution de 1789. Le texte original est en latin et fut traduit par Elie Daniel.Au Dieu Tout-Puissant tout seul il appartient de connaître d'avance les choses futures, et le lait salutaire des prophéties provient uniquement de ce Dieu aussi tendre que puissant. « Donc, dit l'Apôtre, ne méprisez pas les prophéties ». Mais tandis que nous nous mouvons et nous vivons, le temps présent, ce ravageur infatigable, nous absorbe. Ignorant l'avenir et très imprévoyants, nous consumons en vain le cours si restreint de notre existence. Malheur à celui qui ne songe plus à édifier dans son cœur une habitation éternelle ! Le Seigneur a réfléchi et il a accompli tout ce qu'il a annoncé. Vous êtes en effet, Seigneur, le seul Très-Haut, puissant, véridique et le Créateur fécond de toutes choses. À travers la succession des années innombrables qui s'accumulent avec une puissante impétuosité jusqu'au Jugement dernier comme les vagues de la mer sur les sables des rivages, combien de graves événements s'accompliront !Bientôt la cité sera atteinte par une horrible peste qui entraînera le pasteur zélé.Mais un autre pasteur arrête, par sa ferme dignité, un autre ennemi plus cruel et le persuade de réparer les dommages qu'il a causés à la Ville Sainte.Oh, troupes barbares de diverses nations ! La Gaule frémit au courroux des femmes. Mieux vaut habiter sur une terre déserte qu'avec une femme querelleuse et irascible.Bienheureuse notre Arles, de laquelle, comme d'une fontaine sacrée, la terre étrangère reçoit les ruisseaux de la Foi.L'infâme guerre agite la ville et la Gaule. Fuyez, ennemis. Un marteleur vigoureux frappe de toutes parts fortement de son marteau formidable, laissant à un illustre empereur la gloire de dompter les Arabes.Gaule infortunée, pourquoi te plonges-tu en des vices exécrables ? Pleure, frappe ta poitrine, crie vers le Ciel pour détourner la colère divine.Plusieurs fois la pieuse foule des chrétiens court à la délivrance du premier tombeau du monde. Mort impitoyable, pourquoi frappes-tu le futur patron de la gaule ?De la Germanie orientale, une ancienne hérésie se précipite comme un torrent impétueux vers la province du midi. Voilà l'homme du Seigneur qui, vêtu des armes maternelles, avec ses compagnons, la terrasse et la broie.Contemplez les saintes milices de la pauvreté auxquelles se joignent, après quelques siècles, les intrépides porte-drapeaux de Jésus-Christ. Le moins insolent les redoute.Hélas ! La barque de Pierre, armée en guerre, navigue sur notre fleuve. Plusieurs pilotes, batailleurs insensés, s'en disputent le gouvernail.Vous avez examiné vos voies et votre vœu secret est miraculeusement stimulé par la parole d'une vierge. Réjouis-toi, Jérusalem, voilà ton Roi qui te rend la couronne immortelle.Approchez, ensevelisseur sans entrailles. Les cadavres tombés gisent entassés. Déjà, ils répandent une odeur fétide et les oiseaux du ciel s'en nourrissent.La guerre, la famine, la peste, une soudaine inondation rendent la ville déserte et semblable à une cabane de jardinier.Qui nous a armés contre des frères aveuglés ?Revenu de l'hérésie à la foi catholique, le chef béarnais fait éclater la splendeur triomphante de la vérité.Frappé d'un coup de poignard, le père dévoué du peuple meurt, je le vois.Comme éclate partout un soleil brillant, ainsi, sous un puissant monarque, la gaule domine le monde entier et ses frontières se dilatent. Ensuite, en Provence, peste homicide.L'esprit public et les mœurs sont subtilement envahis par un poison rapide et prompt. Un aspic cruel, caché sous les fleurs de la littérature, ronge les saints autels souillés et le très antique trône.Aux meurtrières clameurs d'une liberté menteuse, la maison de Dieu est attaquée. La nation française se couvre d'un éternel déshonneur par les crimes les plus atroces. La tête du plus doux des princes, de ses proches, de ses amis, roule d'en haut dans le sang. Un gouffre de sang innocent est ouvert immense. Anges de la Gaule tremblants, comblez-le avec des montagnes et des collines. Notre Sauveur si pur est détrôné par une chair immonde. Une impitoyable envie de l'Enfer ! Horreur ! Exécration ! Dévastation !Du sein de la Méditerranée, sort un capitaine illustre qui relève la Croix salutaire et recueille, en ses mains guerrières, les brebis du sceptre. Comme l'aigle, il vole et monte avec trop d'orgueil. Il presse le Saint des Saints de ses serres aiguës. C'est en vain. Lui-même est enchaîné et rompt audacieusement ses fers une fois. Mais la fortune contraire le lie au milieu des eaux jusqu'à la mort.Les infortunés descendants des rois reviennent, la paix est rétablie et une grande joie s'empare de la foule. Mais les fils du mensonge traînent clandestinement des projets de trahison. Tandis que le sol barbaresque est dominé par le drapeau blanc victorieux, les Capétiens tremblants, ignominieusement trahis et l'enfant prédestiné sont poussés en exil par une soldatesque furieuse.Tu as volé le trône, homme pervers ! Tandis que le vent de la prospérité souffle sur toi, tu prendras la fuite avec ta race. Sang et carnage ! Le mépris de la foi, les fraudes honteuses, l'improbité des mœurs, les attaques contre l'Église de Dieu hurlent comme des bêtes farouches. « Ô Seigneur, ne leur livrez pas les âmes de vos serviteurs fidèles».L'Aigle vole une seconde fois et porte la guerre au delà des Gaules. Tous les fléaux du Tout-Puissant tombent sur les hommes impies. Tous les éléments sont bouleversés. La terre tremble en plusieurs lieux et engloutit les vivants. Les fruits du sol diminuent. Les racines sont privées de l'humidité nécessaire. Les semences pourrissent dans les champs et celles qui germent ne produisent rien. L'air est corrompu et sa direction naturelle est presque partout changée. À cause des maladies pestilentielles une mortalité subite et variée attaque les hommes et les animaux.Vers ce temps-là, le monastère des vierges, réédifié depuis peu, est, de nouveau, ruiné par des membres de l'Église, bientôt châtiés de Dieu par de graves maladies.Quel est ce roi de fureur, fanfaron, accourant de l'Aquilon avec une nombreuse armée de cavalerie et de fantassins ? Il ravage et purifie la Gaule infidèle à son Dieu et à ses princes.Affaibli et délaissé, l'aigle laisse tomber le sceptre de ses serres débiles et disparaît à jamais.Horrible cliquetis d'armes. Le fer et le feu enserrent la Babylone de la Gaule, qui tombe dans un grand incendie, noyée dans le sang.Puis la seconde ville du royaume et encore une autre seront détruites.Alors brille l'éclair de la miséricorde divine, car la justice suprême a frappé tous les méchants. Il arrive, le noble exilé, le donné de Dieu. Il monte sur le trône de ses ancêtres d'où la malice des hommes dépravés l'avait chassé. Il recouvre la couronne de lis refleuris. Par son courage invincible, il détruit tous les fils de Brutus, dont la mémoire sera à jamais anéantie. Après avoir posé son siège dans la ville pontificale, le roi de Blois relèvera la tiare papale sur la tête d'un saint pontife abreuvé par l'amertume des tribulations qui obligera le clergé à vivre selon la discipline des âges apostoliques. Tous deux unis de cœur et d'âme feront triompher la réformation du monde. Ô très douce paix ! Vos fruits se développeront jusqu'à la fin des siècles.Ainsi soit-il.

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